Publié le 19 novembre 2025 · Temps de lecture : 10 min
Le vrai débat entre Discord et Slack se résume à une différence de mission : Discord est pensé pour la communauté, tandis que Slack est conçu pour l’entreprise.
Discord brille dès qu’il s’agit de créer de grands hubs sociaux interactifs avec d’excellents salons vocaux. Slack, de son côté, est optimisé pour la collaboration professionnelle asynchrone, avec des intégrations très profondes aux outils de travail. Votre choix dépend entièrement de ce que vous voulez construire : un écosystème social vibrant ou une machine à exécuter des projets.
Choisir la bonne plateforme de communication est un moment décisif. Le face-à-face Discord / Slack ne se limite pas à une liste de fonctionnalités : il s’agit de trouver une plateforme dont l’ADN colle à vos objectifs. L’une ressemble à un grand centre communautaire vivant, l’autre à un bureau numérique super structuré.
Cette différence fondamentale se retrouve partout dans l’expérience : interface, flux de conversation, outils de modération, intégrations… Bien comprendre cette base, c’est éviter de regretter son choix plus tard.
Pour commencer, zoomons sur ce que chaque outil a été conçu pour faire au départ.
On ne peut pas faire plus clair : Slack est conçu pour faire avancer le travail de manière structurée. Discord est taillé pour l’interaction sociale, spontanée et continue. Cela se voit partout, de la qualité de la voix aux types d’intégrations disponibles.
Pour clarifier encore, voici un comparatif express des bases.
Ce tableau donne une vue d’ensemble des grandes différences : à qui ça s’adresse, ce que chaque plateforme fait de mieux et comment elles gagnent de l’argent.
| Caractéristique | Discord | Slack |
|---|---|---|
| Public principal | Communautés en ligne, créateurs, gamers | Entreprises, équipes internes, startups |
| Meilleur cas d’usage | Construire de grands hubs sociaux interactifs | Fluidifier la communication interne |
| Force clé | Salons vocaux/vidéo et outils communautaires | Intégrations business en profondeur, fils de discussion |
| Modèle de tarification | Offre gratuite généreuse, revenus via Nitro et boosts | Offre gratuite limitée, abonnements payants par utilisateur |
On voit déjà que leurs cibles et leurs forces se recoupent peu, ce qui oriente naturellement le choix selon votre priorité principale.
Il suffit de regarder la page d’accueil de Discord, qui vous propose « un endroit pour ton club, ton groupe de jeu ou ta communauté artistique mondiale ».

Tout est pensé pour affirmer son identité de plateforme sociale. On est loin du ton très business de Slack.

Au-delà du branding, la vraie histoire se joue dans l’usage au quotidien. Au premier coup d’œil, les deux interfaces se ressemblent : une barre latérale, des canaux, une zone de conversation. Mais après quelques minutes, leurs vraies personnalités apparaissent.
Slack est construit pour le travail asynchrone. Tout y est pensé pour organiser l’information, la retrouver, suivre plusieurs projets en parallèle. Discord, héritier du jeu vidéo, est orienté vers la discussion en temps réel, le côté « on est ensemble maintenant ».
Le point de friction le plus visible dans le débat Discord vs Slack, c’est la façon de gérer les conversations. Slack mise tout sur les conversations filées : chaque discussion peut être rangée sous un message principal, ce qui garde les canaux très lisibles.
Discord a fini par ajouter les fils, mais ce n’est pas le mode par défaut. La plateforme reste pensée comme un flux continu. Parfait pour des échanges rapides, plus compliqué pour suivre plusieurs sujets en parallèle.
Slack est dessiné pour la productivité : tout est optimisé pour l’organisation et la clarté. Discord est optimisé pour l’engagement social et les événements en direct, parfois au détriment de la structure.
Pour compenser ce point faible, Discord a lancé les salons Forum : un format plus structuré qui ressemble à un forum classique, idéal pour des discussions qui doivent rester lisibles dans le temps.
La différence la plus flagrante entre les deux plateformes se voit dans la manière dont elles gèrent la voix et la vidéo.
Discord est construit autour de salons vocaux persistants. Vous pouvez entrer et sortir quand vous voulez, recréant l’ambiance d’un open space virtuel ou d’un salon vocal pour traîner. La qualité audio est très bonne et vous pouvez ajuster le volume de chaque participant individuellement.
Slack propose les Huddles et les appels vidéo classiques. En pratique, beaucoup d’équipes préfèrent rester sur Zoom ou d’autres outils dédiés. Si la voix est au cœur de votre communauté, Discord gagne largement ce round.
Pour retrouver des infos anciennes ou gérer beaucoup de fichiers, l’ADN business de Slack lui donne un vrai avantage. Même si son offre gratuite est limitée à 90 jours d’historique, les plans payants débloquent une recherche très puissante.
Discord, de son côté, est beaucoup plus généreux sur l’historique : les messages sont conservés indéfiniment, même sur l’offre gratuite, ce qui est un atout énorme pour les communautés. Sa recherche est correcte mais moins avancée que celle de Slack, ce qui peut compliquer la vie sur les gros serveurs.
Et côté fichiers, leurs limites révèlent aussi leur vocation.
| Fonctionnalité | Discord (offre gratuite) | Slack (offre gratuite) |
|---|---|---|
| Taille max d’upload | 25 Mo par fichier | 1 Go par fichier |
| Limite de stockage total | Illimitée | 5 Go pour l’espace de travail |
| Historique des messages | Illimité | Limité aux 90 derniers jours |
En résumé : Slack est plus à l’aise pour gérer de gros fichiers pros, mais fait payer l’accès long terme aux messages. Discord donne un historique complet gratuitement, mais limite davantage la taille unitaire des fichiers—sauf si vous passez par Nitro.
Comprendre le coût réel de Discord vs Slack est une partie énorme de la décision. Le prix affiché sur la page ne raconte que la moitié de l’histoire. L’autre moitié, c’est ce que chaque plateforme vous offre gratuitement et la façon dont ses plans payants s’alignent sur ce que vous voulez construire.
À première vue, Discord semble être le choix évident si vous surveillez votre budget. Son offre gratuite est extrêmement généreuse : quasiment toutes les fonctionnalités essentielles sont disponibles, et surtout l’historique illimité—là où Slack le place derrière un paywall.
L’offre gratuite de Slack n’est pas vraiment pensée pour des communautés long terme. Elle ressemble plus à une version d’essai pour entreprises. La limite la plus douloureuse, c’est cette fenêtre de 90 jours sur l’historique. Les conversations, décisions ou contenus plus anciens disparaissent purement et simplement.
Discord, lui, est pensé comme une plateforme communautaire dès le départ. Créer et faire tourner un serveur est gratuit, avec la plupart des fonctionnalités essentielles disponibles sans payer. Cette différence philosophique explique tout leur modèle économique.
La différence est simple : Slack facture les entreprises par utilisateur pour des outils de productivité. Discord se finance grâce aux utilisateurs qui payent pour des perks esthétiques ou des améliorations fonctionnelles. Résultat : la plateforme est quasiment gratuite pour vous, propriétaire de la communauté, et ce sont vos membres les plus engagés qui financent les extras.
Pour les créateurs, c’est un avantage majeur. Au lieu de voir votre facture grimper avec chaque membre supplémentaire, vous pouvez faire grossir votre serveur sans frais fixes. Vos revenus viennent de la valeur que vous créez, pas d’un coût de plateforme qui explose.
Quand on commence à payer, l’usage du budget diverge totalement.
Côté Slack, les plans Pro et Business+ débloquent des fonctionnalités dont les entreprises ont besoin : historique illimité, plus d’intégrations, outils d’administration avancés. Mais la note est calculée par utilisateur actif et par mois. Pour une grande communauté, la facture devient très vite incontrôlable : une cinquantaine de membres suffisent à représenter des milliers d’euros par an.
Discord adopte une stratégie totalement différente. La plateforme monétise via des fonctionnalités qui enrichissent l’expérience, pas via des briques vitales pour le fonctionnement.
Cela crée une dynamique très différente. Au lieu de devoir payer une facture obligatoire, vos meilleurs membres investissent volontairement pour améliorer l’expérience commune. C’est bien plus organique qu’un abonnement imposé par siège.
Voici un résumé simple de ce que votre argent permet de débloquer de part et d’autre :
| Fonction débloquée | Slack (plans payants) | Discord (Nitro & boosts) |
|---|---|---|
| Objectif principal | Débloquer des fonctions de productivité business | Améliorer l’expérience sociale et communautaire |
| Qui paye ? | L’organisation (par utilisateur) | Les utilisateurs (pour eux-mêmes ou pour soutenir le serveur) |
| Bénéfice clé | Historique illimité, plus d’intégrations, admin avancée | Emojis améliorés, meilleure vidéo, plus gros uploads |
| Structure de coût | Évolue avec le nombre de membres, peut devenir très coûteux | Optionnelle pour les membres, gratuite pour le propriétaire |
Pour les créateurs qui construisent une communauté payante, c’est un point décisif : la tarification par utilisateur de Slack est difficilement compatible avec une croissance saine. Sur le volet « coût », Discord offre une base gratuite très solide qui se marie bien avec un modèle d’abonnement.

On comprend très vite ce pour quoi une plateforme est faite en regardant comment elle gère la sécurité et les membres. C’est là que Discord et Slack se séparent vraiment.
Slack est construit pour la gouvernance interne d’une entreprise. Discord, lui, est né pour gérer de grosses communautés publiques et arrive avec une boîte à outils beaucoup plus riche pour ça.
Les contrôles d’admin de Slack sont simples et efficaces pour un contexte d’équipe : l’entreprise possède le workspace, gère les membres, les permissions et les intégrations. Parfait pour un environnement de confiance, mais pas suffisant pour lutter contre le spam, les raids ou les comportements toxiques à grande échelle.
Discord part du principe que votre serveur peut accueillir des milliers de personnes qui ne se connaissent pas. Il faut donc un vrai système de défense dès le départ.
Toute la modération sur Discord repose sur son système de rôles et de permissions. Plutôt qu’une simple opposition admin / non-admin, vous pouvez créer une infinité de rôles, chacun avec sa combinaison de plus de 30 permissions différentes.
Cela vous permet de construire une vraie hiérarchie : rôles d’accueil avec permissions limitées, membres de confiance, modérateurs capables de kicker, bannir ou mettre en sourdine, etc. Ce niveau de granularité est crucial pour garder un serveur organisé et éviter le chaos. Pour aller plus loin, consultez notre guide pour créer un serveur Discord professionnel .
Là où Discord prend une vraie longueur d’avance, c’est sur l’automatisation. La plateforme intègre AutoMod, un outil natif qui peut filtrer automatiquement certains mots, liens ou patterns suspects avant même que les autres membres ne voient les messages.
Et surtout, son API ouverte a permis la création d’un écosystème immense de bots de modération. Ces bots peuvent, entre autres :
À l’inverse, Slack repose beaucoup plus sur l’intervention humaine des admins. Ce n’est pas un problème pour une petite équipe interne, mais ça ne passe pas à l’échelle pour des milliers de membres publics.
Slack vous donne les outils pour gérer une équipe. Discord vous donne les outils pour protéger une ville. On passe d’un contexte de confiance interne à un environnement ouvert où la sécurité doit être pensée dès le départ.
Cette approche centrée sur la communauté a largement contribué à la croissance de Discord, notamment en France. La plateforme est devenue un point de rendez-vous majeur pour la Gen Z et les millennials : 42 % des internautes Gen Z français l’utilisent chaque semaine, et les usages vocaux hors gaming ont augmenté de 14 % d’une année sur l’autre. Pour plus de chiffres, vous pouvez consulter cette synthèse des statistiques Discord sur sqmagazine.co.uk .
La vraie puissance d’une plateforme se voit dans la façon dont elle s’intègre avec vos autres outils. C’est là que l’opposition entre Slack et Discord—business-first versus community-first—devient vraiment visible.
Slack veut devenir le centre névralgique d’une entreprise. Il propose un marketplace massif avec plus de 2 600 intégrations officielles. On ne parle pas seulement de bots de notifications, mais d’intégrations profondes avec des outils comme Jira , Google Drive , Salesforce ou Asana . L’idée est de ramener le travail dans Slack pour réduire le temps passé à jongler entre les applications.
Imaginez un canal marketing où les mises à jour du gestionnaire de projet, les commentaires sur Google Docs et les nouveaux leads CRM apparaissent automatiquement. La frontière entre « discuter » et « exécuter » devient très fine.
Les intégrations Slack sont pensées pour optimiser les processus professionnels. Elles permettent de créer des automatisations où une action dans un outil extérieur déclenche toute une chaîne d’événements dans Slack. Validation d’une note de frais, création de tâche, lancement de réunion : tout peut se piloter depuis un simple message.
Sans surprise, Slack s’est imposé dans une grande partie du tissu économique français. À l’échelle mondiale, près de 80 % des entreprises du Fortune 100 l’utilisent, et en France, il s’est installé comme un standard dans de nombreuses structures (en particulier entre 20 et 49 salariés). Certaines études évoquent une baisse de 32 % du volume d’emails et un ROI de 340 %. Vous pouvez creuser ces chiffres sur ce rapport dédié à Slack .
Toute la philosophie d’intégration de Slack repose sur une idée : centraliser la boîte à outils professionnelle dans un workspace unique et automatisé.
Discord suit une voie différente. Son écosystème n’est pas centré sur des intégrations officielles aux outils de gestion d’entreprise, mais sur des bots et des webhooks qui personnalisent l’expérience communautaire.
Ces bots sont rarement là pour piloter un CRM ; ils servent plutôt à animer, modérer, gamifier ou enrichir l’expérience des membres.
Concrètement, les bots Discord sont souvent utilisés pour :
La différence est nette : Slack propose des intégrations officielles et contrôlées pour faire tourner une entreprise. Discord offre un terrain de jeu ouvert pour inventer des outils sociaux uniques qui donnent envie de revenir.
Quand vous construisez une communauté par abonnement, votre choix de plateforme n’est pas un simple détail technique : c’est une décision structurante pour votre business. Vous demandez à vos membres de payer pour un accès, donc toute l’expérience doit être premium, engageante et à la hauteur de la promesse.
Slack peut être tentant avec son image très professionnelle, mais sa structure entière est pensée pour des équipes internes. Le vrai problème, c’est son modèle de prix : une facturation par utilisateur et par mois. À mesure que votre communauté grandit, vos coûts explosent et viennent manger votre marge, bien avant que vous n’ayez atteint l’échelle souhaitée.
Discord renverse ce modèle. Pour vous, en tant que créateur, la plateforme est quasiment gratuite à faire tourner. Il n’y a pas de frais qui augmentent mécaniquement avec chaque nouveau membre. Vous pouvez donc bâtir une grande communauté sans craindre une facture mensuelle ingérable.
Cette efficacité côté coûts change la donne : les revenus issus des abonnements retournent dans votre business (contenus, animations, événements) au lieu de partir dans un outil qui devient de plus en plus cher à mesure que vous réussissez.
Pour une communauté payante, la plateforme doit être un atout, pas une ligne de dépense anxiogène. Discord remplit ce rôle avec un socle gratuit très complet, là où Slack impose de réfléchir au coût de chaque membre supplémentaire.
Ce schéma décisionnel résume très bien la différence entre les deux mondes en fonction de ce que vous souhaitez bâtir.

En clair : si votre objectif est de créer un espace social interactif—le cœur de toute communauté payante moderne—Discord est l’outil conçu pour ça.
La vraie magie opère lorsque vous connectez un outil de monétisation directement à votre serveur Discord. C’est là qu’une plateforme comme Join My Thread entre en scène. Elle gère pour vous tout le cycle de vie des membres payants pour offrir une expérience fluide et professionnelle.
Concrètement, ce type d’outil permet :
En combinant la puissance communautaire de Discord avec une couche de monétisation automatisée, vous créez un véritable moteur business : process fluide, expérience d’onboarding et d’offboarding professionnelle et confiance renforcée côté membres.
Même avec un comparatif détaillé, il reste toujours quelques questions très concrètes. Voici les plus fréquentes lorsqu’on hésite entre Discord et Slack.
C’est une question clé, surtout pour les équipes qui envisagent de migrer depuis Slack. Slack a été pensé pour le monde de l’entreprise, avec une sécurité de niveau corporate (SSO, conformité, data residency…) sur ses offres haut de gamme.
Discord propose une sécurité solide mais différente : authentification à deux facteurs, niveaux de vérification, système de rôles précis pour contrôler qui voit quoi. Le principal point faible, c’est que les messages privés entre utilisateurs échappent au contrôle des admins du serveur. Pour des environnements très réglementés, Slack reste plus adapté.
Sur la capacité brute, il n’y a pas vraiment match. Discord est conçu pour accueillir de très grandes communautés : un serveur peut théoriquement dépasser le million de membres, même si des limites pratiques apparaissent à ces extrêmes.
Slack, lui, n’a jamais été pensé pour de gros publics ouverts. Son offre Enterprise Grid peut supporter jusqu’à 500 000 utilisateurs, mais la tarification par utilisateur rend ce scénario financièrement irréaliste pour un créateur ou une marque qui gère une communauté payante.
En résumé : Discord est pensé pour rassembler de grands publics, ce qui en fait un outil naturel pour les créateurs et grandes fanbases. Slack est pensé pour l’échelle organisationnelle, au service des équipes internes.
Déménager une communauté établie est toujours un chantier massif, peu importe la direction. Le plus difficile, c’est de préserver à la fois la culture et l’historique des échanges. Sur Slack, la limite des 90 jours rend l’export d’un historique complet compliqué sans passer par une offre payante.
Migrer de Slack vers Discord implique aussi de renoncer à une partie de la structure très carrée des fils. L’important, c’est de bien accompagner le changement : expliquer clairement pourquoi vous migrez, fournir des guides et donner à votre communauté le temps d’apprivoiser ce nouvel environnement.
Prêt à construire votre communauté payante sur Discord sans vous noyer dans l’administratif ? Join My Thread vous fournit les outils pour automatiser les paiements et la gestion des membres afin que vous puissiez vous concentrer sur le contenu et l’animation. Lancez votre communauté premium en quelques minutes !